DREAM TOUR 2010/2011

” Waves are only the reward of the adventure… “

Machu Birthday !!!

Nous arrivons sur la côte chilienne, mais nous sommes vite déçus par ce que nous y trouvons… Iquique est une ville très bétonnée, les plages sont sales et bondées et on nous met en garde quant à notre sécurité ! De plus, notre idée de départ de remonter par l’altiplano tombe à l’eau : les routes qui y conduisent sont inondées !

On passe dans au plan B, et on remonte directement à Arica par la côte. Cette ville balnéaire est plus agréable, on s’y pose quelques jours, le temps de monter au Parc National Lauca, et de goûter le surf Chilien.

Il est maintenant temps de traverser la frontière péruvienne, ce qui est déjà une épreuve en soit ! 2h de taxi collectif avec un passage de douane interminable suivi de 6h de bus sont nécessaires pour arriver à Arequipa. On s’arrête une journée, le temps de recharger les batteries, avant de refaire 12h de bus jusqu’à Cusco, la capitale Inca.

On consacre nos derniers jours à découvrir la vallée sacrée et le célèbre Machu Picchu… Malgré la saison des pluies qui sévit en ce moment, le spectacle reste impressionnant. C’est un bel endroit pour fêter les 31 ans de Nico et pour terminer en beauté ce Dream Tour qui aura bien porté son nom…

Il est maintenant temps de rentrer, pour vous retrouver et préparer la prochaine aventure :-)

Merci à tous pour vos messages et vos pensées aux longs de ces 6 derniers mois. A très vite en live…

Emilie & Nico

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L’Altiplano : c’est beau, c’est haut…

Après 12 heures de bus, un passage de frontière à 4.830 mètres et un nombre incalculable de virages, nous arrivons à San Pedro de Atacama (Chili), à 2.440 mètres.

Nous passons 2 jours dans le Sud-Lipez, pour voir quelques-unes des curiosités de la région, et s’acclimater à l’altitude des Andes.

Tout d’abord, nous allons explorer la « Valle de la Luna » et la « Valle de la Muerte ». On découvre là des paysages très secs et très chauds malgré la pluie qui sévit 1 heure par jour depuis 1 semaine (les locaux n’ont pas vu ça depuis 10 ans !).

Nous allons ensuite passer une journée autour des lagunes altiplaniques. Le soleil nous permet d’apprécier ces magnifiques étendues d’eau à leur juste beauté. Pour finir, nous rencontrons nos premiers flamants roses… plutôt blancs en fait, parce que ce sont des jeunes qui n’ont pas encore ingérés assez de plancton pour prendre leur couleur définitive.

Nous partons ensuite pour un tour de 3 jours en Bolivie, avec pour destination finale, le Salar d’Uyuni.

Notre groupe est composé de 18 personnes réparties dans 3 jeeps. Nous faisons route avec Cat et Molly (Anglaises, en tour du monde), et Lara et Blanca (Espagnoles, en « grandes vacances » en Amérique du Sud). Le compte est bon, 1 mec, 5 filles ;-)

Après quelques heures de voitures et un autre passage de frontière, nous prenons de plus en plus de hauteur… A chaque halte, on ressent un peu plus les effets de l’altitude : le moindre effort (manger, marcher, se coucher) est une épreuve =)

Le parcours classique nous emmène à travers le Nord du Lipez pour voir les différents lagunes et déserts au pied des volcans boliviens tachetés de neige. Côté faune, on y rencontre différentes espèces de lamas, des colonies de flamants roses et l’adorable viscache, qui est un mélange de gros lapin et d’écureuil !

Le logement et la nourriture sont rudimentaires, mais le bon esprit du groupe et la beauté des paysages nous font oublier ce détail rapidement ! La météo nous rappelle de temps en temps que c’est la saison des pluies en Bolivie, et nous découvrons le Salar d’Uyuni reflétant le ciel à l’infini : c’est BEAU !

On n’avait décidé de revenir à San Pedro de Atacama dès le départ, et nos quelques heures dans la « ville » d’Uyuni (à 25 km du Salar) nous conforte dans notre choix : les rues sont inondées, des tonnes de détritus jonchent les pourtours de la ville et la vétusté des bus n’est pas rassurante ! On se refait donc une dizaine d’heures de jeep pour revenir à notre point de départ.

On part donc ce soir pour la ville balnéaire d’Iquique, dans le Nord du Chili, en espérant trouver du soleil et des vagues avant notre retour à la grisaille parisienne… J-14

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Cachi cachi cachi…aie aie aie

Notre dernière aventure en Amérique du Sud commence dans le nord-ouest de l’Argentine, dans la province de Salta. On atterrit décalqués d’Ushuaia mais on arrive à organiser rapidement nos quelques jours pour visiter la région : on réserve un billet de bus pour San Pedro de Atacama dans une semaine le temps pour nous d’explorer les différents Quebradas (canyons) autour de Salta en voiture de location.

On prend tout d’abord la direction de Tilcara, au nord, pour  traverser la célèbre Quebrada de Humahuaca qui a des airs de Grand Canyon multicolore. Le village de Purmamarca et sa colline aux 7 couleurs sont le point d’orgue de cet endroit. On emprunte ensuite la fameuse Route 40 qui traverse l’argentine sur toute sa longueur (pas souvent bitumée, très souvent défoncée) pour passer à côté des Salinas Grandes (désert de sel). On rejoint le sud de Salta par la Quebrada del Toro offrant des paysages magnifiques qui changent à chaque virage. A la fin de la journée, un gigantesque orage s’abat sur notre tête et sur la région, nous empêchant de circuler sur certaines routes. Heureusement, la route pour rejoindre la très belle Quebrada de Cafayate est accessible même si plusieurs passages sont coupés par des cours d’eau. C’est un peu rock’n roll dans notre petite Opel Corsa mais c’est ça aussi l’aventure…

Lors de notre retour sur Salta, nous pouvons admirer le site d’Angastaco (qui aurait servi de décor pour Star Wars ?!) avant de nous poser à Cachi. On termine par le Parque Nacional Los Cardones et la Cuesta del Obispo où là encore les paysages sont incroyables. Les photos parlent mieux que des mots alors on vous laisse les regarder avant notre prochain article sur l’Altiplano…

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La croisière s’amuse… en Antarctique !

Après pas mal d’hésitations, nous avons finalement trouvé une opportunité pour faire une croisière en Antarctique !!! Nous voilà donc partis pour 11 jours à bord de l’ « Antarctic Dream » …

Lundi 17 janvier : Nous passons quelques heures à Ushuaïa, la ville la plus au Sud du monde, avant d’embarquer sur notre bateau en fin de journée. Nous nous installons dans notre cabine, au « sous-sol », avec un tout petit hublot… c’est la rançon du « last-minute price » ;-) Après une présentation de l’équipage, nous quittons le port et dégustons notre premier dîner à bord. Nous allons rapidement rencontrer le médecin qui nous fournit en pilules contre le mal de mer… Après le canal de Beagle où l’on aperçoit quelques orques, nous entamerons le fameux passage de Drake !

Mardi 18 et Mercredi 19 janvier : Comme prévu, le passage de Drake nous fait souffrir… Nico arrive à tenir aux repas et à faire bonne figure aux différentes conférences sur la faune en Antarctique. Quant à moi, je me terre dans la cabine, pour éviter toute odeur de nourriture, et dormir autant que possible. Je passe 2 jours sans manger… je crois que ça ne m’était jamais arrivé avant !!!!

Jeudi 20 janvier : Ce matin, c’est la résurrection ! Le bateau ne bouge plus et Emilie émerge de la cabine ! Nous venons d’accoster aux Iles Shetlands et comme pour nous souhaiter la bienvenue, le souffle d’une baleine à bosse jaillit à quelques mètres du bateau. On peut la voir en entier sous nos pieds à travers les eaux enfin calmes et translucides de l’Antarctique. Après ces 2 jours de traversée difficile, nous sommes contents de pouvoir mettre les pieds sur terre. Tout d’abord sur Haitcho Island le matin puis sur Halfmoon island l’après-midi. Nous faisons connaissance avec nos premiers pingouins sous la neige avec une température autour de 0°. Il y a plusieurs colonies de manchots dans cette région de 2 espèces différentes : Les Gentoo et les Chinstrap penguins. La saison de nidification étant pratiquement terminée, on a la chance de voir plusieurs juvéniles parmi eux. Ils sont accompagnés par quelques phoques et autres otaries ainsi que plusieurs espèces d’oiseaux (skuas, pétrels, albatros …).

Vendredi 21 janvier : On se rapproche progressivement du continent, les icebergs se font plus nombreux et les glaciers bordent notre route. La météo étant plutôt clémente cela nous permet d’accoster 3 fois dans la journée. Tout est bleu, ou blanc, ou entre les deux. Après l’ile de Cuverville ce matin où nous rencontrons de nouveau nos amis Gentoo, nous faisons un arrêt à la base anglaise de Port Lockroy transformée en musée et qui abrite aussi une colonie de cormorans aux yeux bleus. Il ne fait jamais vraiment nuit en Antarctique pendant l’été austral, on peut donc se rendre après diner à Neko Harbour pour poser véritablement notre premier pied sur le continent Antarctique.

Samedi 22 janvier : La glace ayant suffisamment fondue, nous sommes réveillés de bonne heure pour voir notre bateau se frayer un chemin entre les icebergs dans le canal de Lemaire sous un soleil éblouissant. Nous atteignons Yalour Island qui sera le point le plus au sud de notre itinéraire (~65°S). Nous faisons aujourd’hui connaissance avec une nouvelle espèce, les pingouins d’Adélie, et nous passons la matinée à les regarder déambuler dans ce paradis blanc. Après déjeuner, la météo a complétement changé et l’on se retrouve au milieu d’un blizzard avec des rafales de vents de 50 nœuds…c’est ça aussi l’Antarctique.

Dimanche 23 janvier : Après avoir lutté toute la nuit contre le vent et les vagues, nous arrivons en fin de matinée à Deception Island, la caldera d’un volcan sous-marin encore actif. Certains inconscients vont même tremper les pieds à Pendulum cove mais notre deuxième débarquement sur l’ile est annulé pour raison de sécurité. On observe donc depuis le bateau une ancienne station de baleinier à Whaler’s Bay et les cratères enneigés qui entourent l’ile.

Lundi 24 janvier : Mauvaise nouvelle, dans un mois nous serons de retour à Paris. Bonne nouvelle, on est sorti du blizzard et on peut donc faire une dernière sortie à Yankee Harbour pour dire au revoir à nos penguins buddies. Un air de mélancolie flotte dans le bateau parce que personne n’a vraiment envie de reprendre la direction d’Ushuaia…=(

Mardi 25 et Mercredi 26 janvier : Ce passage de Drake est plus coriace que le précèdent, le blizzard ayant laissé derrière lui un gros swell à retourner l’estomac même des plus braves… On essaye quand même de ne pas rester enfermés dans la cabine pour nos 2 derniers jours de grand large. En arrivant dans le canal de Beagle, on est accueilli par quelques dauphins avant notre arrivée à Ushuaia.

La croisière s’est effectivement bien amusée et nous avons profité pleinement de cette inoubliable expédition. Nous décollons demain pour le nord de l’Argentine où une dernière aventure nous attend… avant le retour à la réalité.

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Ola Patagonia !

Nous voilà arrivés à Santiago, où nous retrouvons les parents de Nico, pour 2 semaines.
Nous commençons notre périple par 2 jours dans la capitale. Il fait très beau et très chaud, mais la couche de pollution qui se dégage de la ville ne fait pas rêver… Nous quittons vite cette cité encaissée dans les montagnes pour aller dans la région des volcans et des lacs, près de Puerto Varas. Au programme : un mix d’activités d’eaux vives et de randonnées.
A peine arrivés, nous abandonnons les parents pour aller faire une descente en rafting. Le temps est couvert, mais les rapides sont vraiment sympas, et on passe une super après-midi, d’autant plus qu’on fait ça avec un petit groupe sur 2 bateaux (alors qu’en Nouvelle-Zélande, on était 49 pour 7 bateaux…).
Le lendemain, nous partons tous les 4 faire une randonnée au pied du volcan Osorno. Nous sommes accompagnés par une guide québécoise, Jacinthe, qui nous montre, entre autres, différents types de torture à infliger aux mouches de la région qui nous agressent par dizaines toute la journée ! Il s’agit d’énormes mouches noire et jaune qui piquent et qui pullulent 1 mois par an tous les étés ; pas de bol…
Nous partons ensuite faire une journée de kayak de mer pour découvrir le fjord Petrohué. On y aperçoit plusieurs dauphins « tonina » et des petits lions de mer. Nous continuons ensuite notre balade sur la rivière qui nous conduit directement à notre lodge dans la vallée de Cochamò. Là, c’est vraiment « la petite maison dans la prairie »… la propriété est isolée au milieu des vaches et des chèvres mais ces satanées mouches sont toujours là.
Le lendemain, nous allons nous balader avec les enfants de nos hôtes, qui nous conduisent chez leur voisins, à une heure de marche (il n’y a pas de route pour arriver jusqu’à chez eux !!!!!!!!!!!!) pour découvrir une jolie cascade.
Pour notre dernière journée dans la région, nous avons programmé une descente en canyoning. Après le premier toboggan, j’ai une petite douleur à la cheville, mais rien d’alarmant. Nous profitons à fond de cette journée, avec quelques beaux sauts (8 mètres pour le plus haut), un petit rappel pour finir et un groupe très sympa. En rentrant à l’auberge, une fois que ma cheville est froide, je commence à faire sérieusement la grimace… il se trouve que la patronne est kiné… elle m’ausculte et me conseille tout de suite d’aller aux urgences faire des radios, parce qu’elle pense que ça pourrait être cassé !!! Après vérification, il s’avère que ce n’est qu’une grosse entorse, ouf ! On se voyait déjà rentrer à Paris avec le plâtre et les béquilles !
L’aventure peut donc continuer en direction de la Patagonie vers le célèbre parc Torres del Paine. Nico et ses parents vont randonner pendant que je me soigne : glace, anti-inflammatoire et repos. Ils profitent d’une météo clémente pendant ces quelques jours pour aller admirer les trésors du coin : le lago Grey et son glacier, les impressionnantes « Tres Torres », les chutes Salto Grande… Tous les différents sommets sont vraiment magnifiques et méritent largement les heures de route pour atteindre le parc.
Après 3 jours de rando intense pour les Cohen, nous quittons le Chili pour l’Argentine. Après une journée de voiture et un passage de frontière un peu long, nous arrivons à El Calafate. De là, nous allons découvrir tous les 4 (ma patience est récompensée, ma cheville va beaucoup mieux !) le magnifique glacier « Perito Moreno ». Il s’agit du 3ème plus grand glacier de Patagonie, et sa grande particularité, c’est qu’on peut l’approcher de très près. Le paysage est magnifique, même si les touristes sont nombreux !
Il est l’heure de quitter Annie et Georges, qui rentrent à Paris via Buenos Aires, tandis que nous partons pour El Chalten, à 3 heures de car au nord.
Nous faisons une première rando pour aller admirer le Cerro Torre, malheureusement, les nuages ne quittent pas les sommets, et nous ne le verrons pas de la journée… On tente le lendemain une autre balade donnant sur le versant du Fitzroy mais là encore la météo n’est pas très favorable. On reste donc un peu sur notre faim mais il est déjà temps pour nous de partir pour une nouvelle aventure : Demain départ pour Ushuaia pour prendre le bateau en direction du pays des pingouins, l’Antarctique !

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Bonnes Fêtes sous le soleil !

Bonne nouvelle : nous venons de gagner une journée dans notre vie, puisque nous sommes partis dimanche 19 décembre d’Auckland, et nous sommes arrivés samedi 18 décembre à Papeete !

Moins bonne nouvelle : nous voilà de retour en France et tout est donc… compliqué ! En arrivant tard un samedi soir, nous n’avions pas prévu un « petit » détail : les loueurs de voitures et les chauffeurs de bus ne travaillent pas le dimanche… Nous voilà donc « coincés » à notre pension pour notre 1ère journée à Tahiti ! Nous nous consolons au bord de la piscine, en pensant que ça pourrait être pire : être à Paris sous 10 centimètres de neige :-)

Dès lundi matin, nous nous précipitons chez un loueur de voitures pour retrouver notre autonomie. Nous allons ensuite faire 2 jolies plongées, une côté lagon, une côté océan, pendant lesquelles nous voyons, entre autres, des très beaux poissons lions, des balistes titans, des tortues (dont « Caroline », une tortue qui côtoie des plongeurs depuis des années et nous suit pendant plusieurs minutes), et tout plein de poissons de récifs. Nous allons ensuite faire un tour à Papeete, avant d’observer une magnifique éclipse de lune totale.

Mardi, nous partons faire le tour de l’île. Là encore, c’est… compliqué ! Les quelques lieux à voir ne sont pas indiqués sur la route, ce qui fait qu’on ne les trouve pas ! Les spots de surfs ne sont pas très accessibles, et les vagues pas au rendez-vous, donc, pas de session. Et pour finir, c’est le parcours du combattant pour trouver une solution pour « se débarrasser » de la planche (les surf-shops n’en veulent pas, on ne peut pas l’envoyer par la poste, ni en fret maritime ou aérien !). Bref, une journée un peu décevante… là encore, c’est toujours mieux que le métro ou les courses de noël !

Mercredi, nous trouvons finalement un acheteur pour la planche (Nico est tout triste de s’en séparer), et nous prenons le bateau pour Moorea. Nous arrivons juste à temps pour profiter des derniers rayons de soleil sur la plage et le lagon aux couleurs magiques.

Les 3 jours à Moorea sont beaucoup plus simples parce que les activités sont à proximité de l’hôtel. Une première matinée plongée, pour voir des requins à leur « station de nettoyage », une randonnée pour admirer les montagnes abruptes et découpées de l’île, puis une dernière plongée, pour nager avec un requin citron. L’après-midi, le programme est en général assez chargé : baignade, lecture, bronzage :-)

Nous fêtons noël au restaurant de l’hôtel, autour d’un bon dîner, avant de quitter la Polynésie Française et ses lagons turquoises pour rejoindre l’ile de Pâques.

Après quelques heures d’avion, nous arrivons sur cette pointe volcanique qui émerge au milieu du pacifique un peu décalqués mais sous un soleil radieux. L’ile n’est pas bien grande et on a vite fait le tour pour voir les différents sites mystiques qui en font sa particularité. Les fameuses statues ont toutes été détruites par le passé suite à des guerres tribales et seulement certains Moaïs ont été aujourd’hui restaurés. Les paysages arides avec ces figures de pierre bordant la mer sont assez impressionnants mais il est vrai que l’on a du mal à comprendre ce fanatisme pour les cailloux… surtout quand on sait que cela a contribué à la disparition des ressources naturelles de l’île.

Le spot de surf d’Hanga Roa étant squatté par tous les locaux en vacances, on décide d’aller plonger avec un ancien membre de l’équipe de commandant Cousteau pour aller découvrir les fonds marins. Les coraux sont très beaux dans cette eau bleu marine mais peu de poissons ont fait escale par ici mise à part quelques murènes et autres caranges.

Voilà, une nouvelle page de notre voyage se tourne pour débuter notre séjour en Amérique du Sud et retrouver les parents à Santiago afin de fêter la nouvelle année…

Bonnes Fêtes à Tous !

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Au sud de l’île du sud…

Après notre petite session rafting à Queenstown, nous ne nous attardons pas dans la ville, qui est remplie de backpackers venus faire le plein d’alcool et d’adrénaline. Nous montons un peu plus haut, à Glenorchy, faire une balade au début du « Routeburn track », une grosse randonnée de plusieurs jours réputée ici. En ce qui nous concerne, nous pensions seulement rejoindre le premier refuge déjà à quelques heures de marche, mais la météo en décide finalement autrement, et nous rebroussons chemin plus vite que prévu !

Destination suivante : Fjordland, région au patrimoine mondiale de l’humanité sculptée par la fonte des glaciers. La « scenic road » qui nous permet d’accéder au Milford Sound nous offre de magnifiques points de vue. Cascades, lacs, sommets enneigés, vallées en fleurs, tout y est ! Arrivés au bout de cette route, nous pouvons admirer le célèbre « Mitre peak » au milieu des nuages. Non loin de là, nous grimpons jusqu’au Key summit  où le panorama est encore incroyable !

On part ensuite pour une journée de kayak sur le Doubtful Sound, moins pollué de touristes que son voisin Milford : après 50 minutes de bateau sur le lac Manapouri puis une demi-heure de bus, nous montons à bord de notre embarcation pour 2 heures de rame. Une pause déjeunée et nous voilà repartis sur un autre bras du fjord pour 2 heures supplémentaires. Les paysages sont superbes, le lieu est plus que tranquille, puisque nous ne croisons pas âme qui vive de la journée… Malheureusement, les pingouins et les dauphins tant espérés ne sont pas au rendez-vous non plus… le temps est magnifique et on se baigne dans cette eau en provenance directe de l’antarctique.

On a enfin l’occasion de croiser un peu de wildflife lorsqu’on atteint la région des Catlins, à l’extrême sud de la Nouvelle Zélande où on peut voir des pingouins aux yeux jaunes et des phoques. En remontant jusqu’à la péninsule d’Otago, on observe aussi des énormes lions de mer, très impressionnants.

Après l’unique session de surf de l’île du sud, à Dunedin dans une eau glaciale, nous remontons la côte est en direction des Alpes kiwis. On arrive juste à temps pour admirer le Mt Cook et son ptit frère le Mt Tasman, les plus hauts sommets de Nouvelle-Zélande.

Après une nuit très agitée, avec de violentes rafales de vent qui font trembler le van pendant des heures, nous tentons une rando aux alentours du Mont Cook. Malheureusement, encore une fois, les éléments ont raison de nous…

Le lendemain, le soleil refait son apparition et nous sommes alors subjugués par le lac Pukaki qui s’étend aux pieds du Parc National Aoraki/Mt Cook : l’eau est d’une couleur irréelle !

Nous poursuivons notre chemin jusqu’au lac Tekapo, presque aussi impressionnant que celui de  Pukaki, où nous nous laissons tenter par une « nuit des étoiles » à l’observatoire du Mont John. Cet observatoire abrite le plus grand télescope de Nouvelle-Zélande que l’on nous fait visiter. Des érudits d’astronomie nous font ensuite découvrir le ciel de l’hémisphère sud sur de plus petits télescopes.

La suite de notre itinéraire nous conduit à nouveau sur les traces de Sam et Frodo…Nous suivons la piste jusqu’au Mt Sunday, également connu sous le nom d’Edoras, capitale du Rohan, pour les initiés. Notre remontée jusqu’à Christchurch, nous entraine jusqu’à la Gorge de Rakaia où là encore on retrouve cette eau bleutée si caractéristique de la région qui n’arrête pas de nous surprendre.

Notre périple en Nouvelle-Zélande touche à sa fin ainsi que notre vie en camping-car, presque 4 mois au total. Il est temps pour nous d’aller passer noël sous le soleil de Tahiti avant de repartir à l’aventure en Amérique du Sud…

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South Island – A kiwi story

Après 3h de ferry à travers le détroit de Cook, nous longeons le Marlborough Sound pour rejoindre Picton, point de départ de notre aventure dans l’île du Sud. Nous avons un peu moins d’un mois pour parcourir ce territoire au contour déchiqueté (les Sounds), recouvert de montagnes et traversé par des routes encore plus sinueuses que sur l’île du Nord. Le pays est quadrillé par des sentiers de randonnées pour pouvoir apprécier le paysage à sa juste valeur.

On attache donc bien nos lacets et c’est parti pour arpenter les différents parcs nationaux qui jalonnent notre itinéraire.

On commence par longer la côte nord de l’île du sud parcourue par 2 célèbres chemins de randonnées : le Queen Charlotte Track dans le Malborough Sound puis l’Abel Tasman Track dans le parc du même nom. Dans les 2 cas, on se contente de balades à la demi-journée (on manque de matériel et de jambes pour tenter la version complète de 4 ou 5 jours !). On rencontre des petits wéka, des oiseaux proches des kiwis qui ont eux aussi abandonnés leurs ailes faute de prédateur. Contrairement aux kiwis, ceux-là sont diurnes et pas farouches ! Moins sympas, on découvre aussi les « sandflies », des petites mouches qui piquent comme des moustiques. Elles sont partout, du matin au soir, et leurs piqûres grattent encore plus que celles des moustiques australiens !

On a toujours une très belle météo donc on en profite pour faire ensuite un détour vers les parcs nationaux de Nelson Lakes et Arthur’s Pass, en passant d’abord par Cape Foolwind admirer une colonie de phoques, puis par Punakaïki voir les « pancake rocks ». C’est depuis le village d’Arthur’s Pass que l’on se lance dans l’ascension de l’Avalanche peak : départ de 737 mètres pour arriver à 1833 mètres, soit 1096 mètres de dénivelées en montée puis en descente dans la journée… nos jambes s’en souviennent encore !!!

On continue par la région des glaciers où les groupes de touristes commencent à faire leur apparition. Les paysages aussi changent, l’eau revêt une couleur bleue opaline  caractéristique de la région et nous sommes entourées de montagnes aux sommets poudrés de neige. On admire le « Franz Joseph Glacier » puis le « Fox Glacier » à quelques dizaines de mètres seulement à l’occasion de petites balades.

On prend ensuite la « Haast Highway », réputée pour ses magnifiques points de vue sur les lacs Wanaka et Hawea, ainsi que de très belles rivières et autres cascades à l’eau bleu vert.

Et nous voilà à Queenstown, capitale des activités d’eaux vives et de saut à l’élastique… on ne fait pas durer le suspense plus longtemps : on s’est dégonflé pour le saut à l’élastique ! C’est pas faute d’avoir hésité, mais finalement, l’expérience du sky dive nous suffit… Par contre, on a quand même fait un peu de rafting sur la Shotover River. On a passé une après-midi sympa même si c’était un peu l’usine (7 bateaux de 7 passagers en file indienne !). Emilie a même réussi à se faire éjecter à l’eau et remonter dans le bateau par le guide en moins de 5 secondes !

Pour la petite histoire, on se prend de plus en plus pour des Hobbits en découvrant grandeur réelle de nombreux paysages qui ont été filmés dans le Seigneur des Anneaux.

La suite de la kiwi story au prochain épisode…

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Kia Ora – New Zealand – North Island

Après le soleil de Fidji, nous arrivons au pays des kiwis et des Maoris à Auckland (île du nord). Nous avons 2 semaines et demie pour nous rendre jusqu’à l’autre bout de l’île, à Wellington. De là, nous prendrons le ferry pour passer 3 semaines sur l’île du Sud. On doit donc repartir avant noël de Christchurch ou du moins ce qu’il en reste depuis le tremblement de terre.

L’itinéraire est compliqué à planifier, parce que nous aimerions passer par les 2 côtes (Est et Ouest), mais aussi par certains endroits incontournables au centre de l’île, ce qui nous ferait faire énormément de kilomètres, d’autant plus que les routes sont assez montagneuses. Nous décidons donc assez rapidement d’abandonner une grande partie de la côte Ouest… il faudra revenir !!!

On commence donc notre périple dans le nord d’Auckland en remontant jusqu’à « Bay of Islands ». Une journée plongée s’impose dans l’une des réserves marines les plus réputées de NZ : Poor Knights Island. On se caille sévèrement les miches dans une eau à 16° (ça change de Fidji) mais heureusement le temps est radieux et le spectacle sous-marin est magnifique. On débusque dans les forêts de kelp quelques jolis spécimens dont plusieurs nudibranches multicolores, des carpet sharks (requins tapis ???), une énorme stingray, des lions fishes,…

Nous descendons ensuite au sud d’Auckland jusqu’aux Waitomo Caves qui sont réputés pour leur concentration de glow worms dans plusieurs grottes de la région. Au-delà du phénomène presque surnaturel, c’est devenu une attraction hyper touristique combinée avec de la spéléo et des activités d’eaux vives dans les rivières sous-terraines. On joue donc le jeu : descente en rappel, balade en bouée sur la rivière, etc…

Nous partons ensuite pour le célèbre spot de surf de Raglan et sa gauche mythique. Le vent souffle quasiment non-stop depuis notre arrivée mais une accalmie me permet de surfer le point break avec une douzaine de personnes au pic et sans « hot locals » ;-)

Nous avons une météo plutôt agréable depuis notre arrivée en NZ mais comme le vent souffle trop fort pour profiter des vagues de la côte Ouest, nous roulons alors vers le centre de l’île. On fait un détour pour checker « the Bay of Plenty » mais, même refrain, toujours trop de vent pour se mettre à l’eau. Nous arrivons donc finalement sur le plateau central, région fortement géothermique et parsemée de lacs. On s’arrête voir le site de Wai-o-tapu où l’on peut admirer plusieurs bassins multicolores dûs à l’activité volcanique, dont la célèbre « champagne pool ». Les couleurs sont vraiment surprenante, et la chaleur assez vite étouffante.

Changement de décor quelques dizaines de kilomètres plus loin dans la ville de Taupo située au bord d’un magnifique lac et capitale mondiale de la chute libre. On avait pensé faire une petite session de kayak sur le lac, mais finalement, on change de plan pour aller se jeter dans le vide à 12000 pieds d’altitude. Montée d’adrénaline garantie : on serre fort les fesses, on ouvre un œil pour essayer d’admirer le paysage et on se demande bien ce qui nous a pris de vouloir faire ça !!!

Après les sensations fortes, on va admirer le paysage du « Tongariro crossing », un trail réputé ici : 7 heures de marche, et des jolis points de vue sur un « red crater » et des lacs émeraudes. Malheureusement, le spectacle est un peu gâché par la foule : on marche presque toute la journée en file indienne, les uns derrières les autres ! Qu’est-ce que ça doit être en haute saison !?!

On s’écarte ensuite de la route touristique pour aller se poser sur la pointe de la côte ouest. Le temps se dégrade un peu alors on en profite pour aller voir le dernier Harry Potter à l’unique cinéma de New Plymouth. Entre deux passages nuageux, on a quand même la chance de pouvoir admirer le Mont Taranaki (et non teriyaki comme s’acharne à dire Emilie). Avant de rejoindre Wellington, on s’arrête randonner près de la rivière Wanganui puis on continue notre route jusqu’à l’extrême sud de l’ile du nord. Par miracle, les dieux du surf sont enfin avec nous et me permette de faire quelques jolies sessions à Cape Palisser (dans une eau plus que fraîche) avant de voguer vers l’ile du sud…

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Bula from Fiji !

Après une courte nuit dans l’avion, nous voilà fraîchement débarqués à Nadi (prononcez « Nandi »), sur Viti Lévu, l’île principale de l’archipel des Fiji.

Nous passons notre première journée à glandouiller au bord de la piscine, ce qui n’est pas désagréable après nos dernières semaines de routes et de rando. Le lendemain, nous faisons un petit tour dans Nadi (1 rue principale de 300m de long) et préparons notre itinéraire pour la Nouvelle-Zélande.

Pour notre dernière journée sur la « main island », nous avons booké une journée de bateau vers l’archipel des Mamanucas. Comme au « withsunday islands », c’est le seul moyen d’aller voir les plages de rêve et les jardins de coraux vendus sur les brochures… Pour limiter les risques, nous avons choisi un bateau de 30 passagers seulement, et la chance nous sourit, parce qu’il n’y a pas trop de bof cette fois !

Départ à la « Fiji time », c’est-à-dire ½ heure plus tard que prévu, et après 2 heures de bateau (même pas malade ;-), nous voilà arrivés sur un joli jardin de corail pour une séance de snorkeling. C’est joli, il y a pas mal de poissons, mais on sent quand même que les 30 touristes quotidiens suffisent à abîmer cet environnement si fragile ! Les gens ne peuvent pas s’empêcher de ramasser les étoiles de mer ou de marcher sur les coraux… c’est choquant !

Après ça, nous accostons sur la petite île de Savala dont on fait le tour en 4 ou 5 minute maximum où nous déjeunons en écoutant quelques histoires locales de nos G.O. Baignade, snorkeling encore, et retour tranquille vers le port.

Après ces 3 premiers jours d’acclimatation, nous partons pour Kadavu : 45 minutes de vol dans un coucou contenant 6 passagers maximum (vu incroyable sur les lagons depuis le ciel !!) puis 45 minutes de petit bateau à moteur : nous sommes au bout du monde !!!!!!!!!!! Et nous sommes aussi seuls au paradis : il n’y a pas d’autre client à notre hôtel !

Une première session de surf s’impose, avec guide local perso, et pas des moindre : Tim qui est dans le top 5 des surfeurs Fijien ! C’est rassurant de l’avoir à côté dans l’eau, surtout vu la proximité du reef.

L’hôtel est un peu « roots » à première vue, mais l’ambiance est très agréable, les gens sont sympas, et le cadre incroyable ! Nous sommes sur un rocher en face de Kadavu au large du cap Washington, entouré d’un lagon, avec vue directe sur le spot de surf, et entrée privée sur le jardin de corail. Dans 50 cm d’eau, nous avons vu plus de poissons et de coraux en 5 minutes, que pendant nos plongées sur la Grand Barrière de Cairns… les superlatifs manquent pour décrire cet endroit !

Nous programmons nos activités pour ces quelques jours sur l’île Nagigia :

  • Surfiiiiing !!!! L’hôtel est idéalement entouré de trois spots de reef :
    • King Kong’s left : Une gauche qui marche le plus souvent à marée haute
    • King Kong’s right : Une droite hyper creuse qui fonctionne quelques jours par an lorsque le vent veut bien
    • Daku : Une vague de longboard qui fonctionne encore plus rarement

Etant seul surfer sur l’île, j’ai la chance d’avoir mon coach perso pour m’emmener sur les spots accessibles uniquement par bateau. La marée tombant au bon moment, on peut surfer au levé et au coucher du soleil. Avec au moins un bon mètre hawaiien à chaque session, il y a moyen de se faire écorché vif sur le reef à chaque vague ou de rider un mur glassy où l’on voit les coraux défilées sous nos pieds. Tim la barraque, en profite pour tuber plusieurs fois et moi, pour me faire retourner comme il se doit. Malheureusement le vent soufflera trop fort les 2 derniers jours pour pouvoir en profiter avant de repartir.

  • Randonnée sur le mont Washington. En effet, juste en face de « notre » île, se trouve le décor d’un film de « King-Kong » tourné dans les années 70. Après quelques dizaines de minutes de marche dans une jungle (on se croirait dans « Lost »), notre guide local nous fait découvrir un point de vue dominant le village et le lagon. Il nous emmène ensuite sur ses champs de kava, la drogue locale… légale ! La chaleur est écrasante, et nous nous rafraichissons en buvant de l’eau de noix de coco cueillies en chemin. Cette balade est aussi l’occasion d’échanger un peu avec des locaux.
  • Plongée. Nos sessions de snorkeling nous ayant mis en appétit, nous sommes allés voir un peu plus bas, et nous n’avons pas été déçus ! A peine arrivés dans l’eau, 4 requins nous tournent autour ! ils ne sont pas agressifs, et se laissent observer plusieurs minutes. La suite est un festival de couleurs, tant côté poissons que coraux, gorgones et autres éponges ! Nous ne savons plus où poser nos yeux tellement il y a de choses à voir ! Pour ne rien gâcher, nous avons 2 instructeurs très sympas rien que pour nous ! Dommage qu’Emilie ait oublié de remettre la carte mémoire dans l’appareil photos… (pour les amateurs de plongée, une petite liste non exhaustive de ce qu’on a pu observer : 3 requins gris de reef, 1 requin pointe blanche, 1 requin léopard – pour Nico seulement, des nudibranches, des poissons papillons, des poissons licornes, des sting rays, des poissons clowns, des serpents de mer, des pipe fishes, des étoiles de mer, et des dizaines d’autres dont il nous manque les noms !)

Ces quelques jours sur cette ile paradisiaque nous laissent un gout de trop peu et nous espérons pouvoir y revenir rapidement avant que le secret ne soit découvert…

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